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    Salope

    Publié par Esclave le 18/6/2009 (2066 lus)
    Depuis le temps que je lui cours après et que je lui dis « je t’aime » à ma manière. Depuis le temps que je frappe à sa porte et que j’y mendie un regard, une parole. Depuis le temps que je lui écris, que je la supplie de m’aimer. Depuis le temps que je l’attends aux détours des escaliers comme un vagabond et qu’elle me dit en me regardant de haut : as-tu besoin d’aide! Depuis le temps que je mets tout dans une balance et elle dans l’autre fuyant mon passé et tout ce que j’ai été. Depuis le temps que pour elle j’affronte mes peurs et mes faiblesses et le monde entier et que je crie : pitié !

    Elle dit avec constance : vas-t-en !
    C’est qu’elle doit avoir raison, c’est qu’elle doit dire vrai. Personne ne connaît son cœur mieux qu’elle-même.

    Pour dire vrai, elle, c’est une vache, c’est un être qui aime tirer les ficelles. Elle meurt d’envie de me voir depuis le premier jour mais elle joue les pucelles. Elle, c’est le genre de personne que la souffrance d’autrui n’atteint pas. Ils ont un dessein et ils s’y tiennent quitte à vous détruire et détruire ceux qui vous aiment. Elle, c’est un monstre d’égoïsme. Tout ce qui l’attire c’est le pouvoir et moi, moi, j’étais la proie idéale, n’est-ce pas ?

    Et bien, moi, j’ai envie de la prendre au mot et de lui dire : reste là si tu veux, espèce de serpent, à guetter et à attendre ton heure. Pour moi, tu ne m’aimes pas, c’est on ne peut plus clair. Des mots doux, tu n’en auras jamais. Des prières ? Dans tes rêves ! Une missive en poème, jamais de la vie. Je te l’ai déjà dit, espèce de gangrène. Tu ne comprends pas, monstre d’orgueil. Jamais, je ne te donnerai par tordage de bras ce que je ne veux pas donner. C’est à moi de décider et je dis : non. J’espère que c’est bien rentré dans ta tête de vipère. Je l’ai bien dit, je ne suis esclave que de l’AMOUR. Quant à toi, tu peux crever. Maintenant, vas panser tes blessures de hyène en silence et attends patiemment l’heure de ta vengeance comme tu sais si bien le faire.

    Oui, tu n'as rien lu, je sais. C'est juste mon imagination ! Salope, vas !
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