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DEPRIME,Publié par Lemmiath le 4/12/2009 (4191 lus)
La nuit, déprime et pleure.
Dans une obscurité diabolique. Même sous ses éclaires électriques impossibles. D’apercevoir le ciel noir. Le vent souffle, jamais assez fort à son gout. Il siffle, jusqu’à casser mes oreilles. Croyant ne pas être entendu. Sans aucun repère, la pluie en pleine figure. Quelques branches imperceptibles viennent s’ajouter à mon châtiment. Comme un foetus, je me replie sur moi-même. Centré sur mon nombril. La nuit s’obstine, sans laisser une lueur d’espoir. Même, les animaux nocturnes se cachent silencieusement sans le moindre bruit. Le rideau noir s’obstine à ne pas lever le voile. Le soleil me manque amèrement et met à nu la colère du vent. La pluie en fait des plus belles malgré que les tonnerres poursuivent leurs voyages. Le vent s’excite un peu plus. Discrètement, le soleil fait son bonhomme de chemin. Joue l’ombre avec les nuages. Le jour se lève et met à nu la colère du vent. Derrière le rideau qui danse, le soleil rit aux éclats, excitant un peu plus le vent. Vas-y, souffle, souffle un peu plus fort, casse tout. De rage le vent en ajoute. Doucement, les nuages perdent de leurs éclats. Le vent ne capitule pas et en fait encore de plus belle. Invitant les arbres de se joindre à lui. Une journée s’achève, le soleil se couche bien sagement, laissant tout derrière lui. Depuis bien longtemps, les éclaires ont disparu, les nuages vidés. C’est finalement épuisé que le vent se calme. Laissant libres champs à la lune, les étoiles, les animaux de la forêt. Quant à moi je reste seul au clair de lune. Attendant un jour meilleur pour réchauffer mon coeur. Refroidi d’une pareille violence. OVERIJSE, le jeudi 13 mars 2008. Thierry MAFFEI.
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