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CYGNE,

Publié par Lemmiath le 7/1/2012 (511 lus)
Couvert par le saule pleureur qui cache mes larmes au-dessus du pont.
Pendant qu’inlassablement le cygne règne sur les eaux.
Renouvelle son territoire au chant de l’heure.
Comme de fidèles amants voguent sur l’étang étendu.

Sans se lasser de l’hiver qui s'éternise et d’un printemps qui se fait attendre.
Tandis que certains anatidés semblent déjà se préparer à un retour au pays.
La tête haute, veillant sur leur royaume des eaux.
Sensible à une main tendue de quelques petites gourmandises, tout en se méfiant.

Doucement, la nature reprend ses droits sur la principauté de la mort.
C’est ainsi que l’hiver semble vivre ses derniers jours.
Comme la sève monte, les deux fidèles compagnons semblent un peu plus se rapprocher.
Voilà que maintenant le jour a repris ses droits sur les nuits.

Indifférent d’une lutte infernale entre le printemps et l’hiver.
J’admire derrière un rideau d’un feuillage à peine perceptible.
Les deux cygnes face à face se donnent l’un à l’autre de caresses interminable.
Avant de retourner à leur nid abandonner d’une naissance précédente.

En ce mois premier mois printanier où les oiseaux font leurs nids.
Le mâle apportera les restes des roseaux dessécher d’un été précédant.
Tandis que la femelle de son bec rafraichira délicatement le nid délaisser.
Protégeant ainsi ses petits de tous râpassent mal intentionné.

Le mâle continuera son voyage sur les eaux.
Prenant de temps à autre le relais de sa femelle.
Et moi j’admire la finesse à laquelle de son bec elle tourne ses oeufs.
Patientant que s’éclore la naissance tant attendue.

Aux premières heures les petits se protègent sous les ailles de la jeune maman.
Très vite ils suivront leur mère dans les eaux, sous le regard vigilant du père.
Quand le voyage se fera trop long, les jeunes parents se transformeront en barque.
Petit à petit, le printemps touche à sa fin.

Tout l’été, les petits grandiront sous la protection des parents.
Quand l’été s'achèvera, l’automne à son tour sera là.
C’est alors que d’autres couples se formeront.
Pendant que les petits continueront leurs maturations.

De mon pont j’admire la danse d’un rideau qui lève le voile de son feuillage qui s’envole.
Cette fois, c’est à moi de ramasser pauvre saule pleureur, tes larmes tomber sur l’étang.
La pluie, le vent balleront tous devant moi.
Avant que le vieux cygne me chante une dernière fois.


3090 OVERIJSE, le samedi 07 janvier 2012.


Thierry MAFFEI.
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