Automne
Le vent transperce le brouillard
de ses dards empoisonnés
Déjà s'en va le soir
Et la nuit envahit les maisonnées
Autour du feu personne ne murmure
et personne au lit ne chantonne
La lune vêtue de ses dorures
fait grincer les portes de l'automne
En songe je vois des chevaux
calmes ils boivent près d'un canal
Vient un passant déguisé en sot
il saute pour attraper des étoiles
Au loin un coup de feu détonne
Quelqu'un revient de la chasse
le chat du voisin ronronne
Pour le reste, je vous ferai grâce